Green Blade's Land

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 Première aventure

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Elessar Séregon
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MessageSujet: Première aventure   06/03/07, 10:41 pm

Furdraël. Un petit village à la limite nord de l'Empire de l'Ouest. Quatre auberges dans ce petit village, dont la plus importante, la plus glorieuse, j'ai nommé........Le chien bourré!

Bien que peu ne le sachent, cette taverne fut le premier QG de la compagnie de Greenblade, composée de six aventuriers intrépides:
Un puissant guerrier humain aux longs cheveux blonds, à la barbe en collier et aux yeux bleus aux reflets verts, nommé Bjarki; Son cousin, l'imposant paladin Thengal, aux longs cheveux blond cendré, portant une barbe et ayant des yeux bleu-gris; le vif rôdeur elfe Elessar Séregon, aux longs cheveux noirs de jais et aux yeux vert feuille; la belle prêtresse elfe Eldàrwen a la chevelure brune et aux yeux vert clair; le fier magicien Azérhän, aux cheveux bruns et aux yeux bruns; et enfin le rusé roublard halfelin Akavir "Froidelame", aux cheveux et aux yeux noirs comme la nuit...


L'aurore. Les bâtiments de style paysan étaient nimbés par son aura, rendant le paysage magnifique. Depuis le village, situé légèrement en surplomb, on pouvait voir au loin à l'ouest la forêt de Läemälé, au nord et à l'est les montagnes dessinaient leurs profils à l'horizon. Le fleuve, à l'est du village, suivait paisiblement son cours.
Akavir se tenait adossé au portique de la taverne, un air mélancolique sur le visage. Il s'accordait un moment de réflexion.
Jusqu'à ce qu'un pas léger le tire de sa rêverie. Il sourit.

-Te voilà revenu de ta promenade nocturne Elessar?

-Une vieille habitude, répondit-il en souriant. J'aime sortir de ce village pendant que les autres dorment...

-Et ça pour dormir ils dorment! Affirma-il d'un air amusé. A ce sujet, si le paladin continue de ronfler dans son sommeil, je l'étrangle!

-Oui les humains ne sont pas très fins quand il dorment... D'ailleurs, sont il réveillés?

-Juste Eldàrwen, mais elle est comme toi, c'est normal. Elle prépare ses affaires.

-Elle compte donc partir aujourd'hui. Et sans trop d'adieux qui plus est.

-En effet c'était ce que je voulais faire mais vous me compliquez la tâche!

Ils se retournèrent doucement. Eldàrwen se tenait juste derrière eux, à la porte de la taverne. Elessar sourit.

-Tu es un peu étourdie si tu croyais nous échapper...

-D'autant plus que c'est un redoutable voleur que tu as en face de toi!

-Je n'en doute pas un seul instant, répondit-elle en souriant. Mais je dois y aller. Au revoir.

-Ai! (mot elfique pour Hélas) Ainsi nos chemin se séparent de nouveau pour un bref moment! Et bien, namarië, héri Eldàrwen!

-Euh ouais... La même chose pour moi! Répondit Akavir en plaisantant.

-Namarië! Répondit-elle.

Puis elle s'en fut dans le soleil levant...


Le jour s'était levé. A l'auberge règnait un calme plat, morne, et, au final, très caractéristique du village.
L'intérieur, d'une taille respectable pour un si petit village, était décoré sobrement. Au fond, à une table à l'écart (mais pas trop quand même, il faut impérativement que le patron entende si quelqu'un passe une commande), les compagnons s'interrogeaient sur le brusque départ d'Eldàrwen.

-Excusez-moi, quelqu'un pourrait-il m'indiquer pourquoi Eldàrwen n'était plus là ce matin? Demanda Azérhän, apparemment troublé.

-Elle est partie ce matin, lui-répondit Akavir.

-Mais pourquoi est-elle partie? Et sans nous dire au revoir? S'inquiéta Tenghal.

-Si j'ai bien compris, c'était une histoire de pèlerinage. Et puis elle ne vous connaissait pas bien, elle a donc dû choisir de partir discrètement, répondit Elessar. Du moins je suppose...

Il s'apprêtaient à continuer sur ce sujet, quand tout à coup entra dans la taverne un homme à la puissante musculature. Il était vêtu d'habits usés par le temps et l'usage, et tenait à la main une hache couverte de sang.
Il porte un regard circulaire, puis son regard se pose sur la compagnie. Il s'avance vers nous d'un pas hésitant, comme s'il n'était pas tout à fait bien. Le tavernier ouvre la bouche pour l'interpeller, mais l'homme repousse les mots du tavernier d'un geste de la main sans que celui-ci n'ai pu émettre le moindre son. Le tavernier retourne au comptoir d'un air à la fois intrigué et irrité; connaissant l'homme il se demande ce qui lui fait se comporter ainsi, mais il ne peut quand même pas passer tout à fait sous silence n'importe quelle outrance...

L'homme était maintenant tout près de la compagnie. Il s'arrêta à à peine un mètre de la compagnie. Un bref silence se fit. Puis les lourdes lèvres de l'homme s'animèrent.

-S'cusez moi, leur dit il. Z'êtes les aventuriers qui viennent de débarquer?

-Oui c'est nous, répondit Bjarki. Pourquoi?

-Ben... C'est à dire que j'aurais besoin d'vos services, les gardes refusent de m'aider, ils disent qu'ils ont trop de boulot, et ...

-Pourriez vous, s'il vous plaît, demanda poliment Azérhän, avoir l'obligeance d'abréger votre requête?

-Euh, oui, très bien, répondit-il. Je suis le bûcheron, et je vis hors du village; seulement, ma cabane a été prise d'assaut par des gobelins; j'ai pu m'enfuir, j'en ai même tué trois, c'est leur sang qui couvre ma hache, mais... Ils ont capturé ma femme et mon fils...

Il parlait d'une voix où se mêlaient la honte de les avoir abandonnés et les sanglots des souvenirs. Tout à coup, il tomba littéralement à genoux devant la compagnie.

-Je vous en supplie, pourriez vous essayer de me les ramener? Je vous récompenserai, je vous le promet!

-Oui, oui, pas de problème, répondit Bjarki. Cela nous ferait plaisir de venir en aide à un pauvre homme en détresse.

Le bûcheron fondit en larmes. Une fois qu'il se fut calmé, il expliqua à la compagnie comment se rendre chez lui, puis partit comme il était venu, sans un mot...

Plus tard dans la matinée, à la sortie du village...

Le groupe était maintenant reuni, chaque compagnon s'étant équipé de ses armes et armures.

-Allez...A l'aventure tout le monde! Lança Bjarki.

-Que d'enthousiasme, fit Azérhän.

-Moi je le comprends personnellement, précisa Thengal.

-Mais personne ne t'a demandé ton avis, fit remarquer Akavir.

-Oh ça va hein, espèce de nabot dégénéré!

-Pourriez-vous vous calmer? Demanda Azérhän.

Ils opinèrent tout les deux, pensant que se battre avant les combats serait relativement stupide.
Lentement, la compagnie prit le chemin qu'on leur avait indiqué...


Bjarki se sentait bouillir d'impatience. En fait, il bouillait presque littéralement, le soleil ajouté au poids de son armure lui tenant fortement chaud. Cela faisait une heure qu'il marchait, et ils seraient bientôt arrivés.

-Dites-moi, ça fait combien de temps qu'on marche? Demanda Thengal.

-Eh eh, le pauvre petit paladin commence à fatiguer? Répliqua Akavir sur un ton sarcastique.

-Oh ne crois pas que je sois un jour assez fatigué pour que mon marteau achève de te rapprocher du sol, nabot! Répliqua-t-il avec hargne.

-Mais bon sang, quand est-ce que vous allez arrêter de vous comporter comme des gobelins dégénérés vous deux? Les rabroua Bjarki.

-Je crains que cela ne soit au delà de leurs maigres capacités d'entente, très cher, philosopha Azérhän.

-Excusez moi, mais je crois que nous sommes arrivés à destination, fit remarquer Elessar.

Les compagnons se tournèrent vers leur cible. Il s'agissait d'une petite cabane de bois située dans une clairière. Elle se trouvait juste en face d'eux, et il y régnait un calme de mort. Il y avait deux portes, toutes deux fermées.

Ils avancèrent vers la cabane. Arrivé devant, Thengal s'arrêta brusquement, puis partit vers la deuxième porte.

-Mais quesque tu fous? Lui demanda Bjarki.

-Je prends la deuxième porte! Marre de ce con de halfelin!

-Eh, je te permet pas! Lui répondit hargneusement Akavir.

-Ah ouais? Et tu comptes me faire quoi, du haut de tes 90 centimètres?

-Oh, et puis laissez le à sa crise, dit Bjarki en soupirant. Si ça l'amuse de jouer au gamin...

Pendant ce temps, Akavir s'approcha de la porte et y colla son oreille.

-J'entends des voix... Apparemment c'est... les gobelins!

-Et la femme et l'enfant? Demanda Azérhän.

-Aucune voix humaine, déclara Akavir en secouant négativement la tête. Bon si nous...

BAM

Les compagnons se tournèrent vers la source du bruit, puis se détendirent. Thengal était en train de défoncer la deuxième porte à coups de marteau.

-Mais bon sang, il sait pas faire une entrée discrète celui-là?! pesta Elessar.

D'un puissant coup de marteau, Thengal acheva de défoncer la porte...

Il se trouvait face à une petite pièce sombre. Une remise à première vue. Il aurait bien pris le loisir d'observer plus longuement, mais des silhouettes venaient de se déplacer à l'intérieur. A première vue, trois silhouettes de canidés étaient en mouvement, et une autre au sol. Trois paires d'yeux brillants se tournèrent vers lui.

"Des loups" Réalisa-t-il en prenant une pose de combat, jambes écartées, la prise resserrée sur son marteau.

Soulevant son lourd marteau, il tenta d'assener un coup violent au loup juste face à lui, mais le loup bandit sa puissante musculature et esquiva sans peine la monstrueuse masse du marteau. Rassemblant toute sa vigueur, Thengal bondit en arrière afin de se mettre hors de portée du canidé affamé.

Akavir fut le premier à réagir. D'un mouvement souple, il s'aligna de manière à pouvoir tirer sur le premier loup à sortir, encocha une flèche et tendit son arc en direction de la porte. Il était prêt.

Elessar se mit à son tour à réagir; il se mit à courir de sa démarche souple, se positionna de manière a pouvoir voir le loup qu'avait attaqué le paladin, encocha une flèche et tira.
La flèche se planta dans la cuisse droite du loup, qui poussa un glapissement de fureur.

Bjarki se mit à courir d'une démarche puissante en direction des loups et poussa un terrible cri de guerre. Le premier loup fut terrifié par le cri venu du fin fond du septentrion, et se replia au plus profond de la pièce...

Azérhän se plaça non loin de Bjarki, profitant de la carrure du guerrier, la rapière en main, et préparant son plan de bataille, les neurones marchant à toute allure pour trouver la meilleure tactique à adopter.

Un deuxième loup bondit hors de la cabane. A peine fut il arrivé qu'il reçut une flèche d'Akavir dans la patte antérieure gauche. Akavir esquissa un sourire. Une rage décuplée jaillit dans les veines du loup. Tuer. Tuer pour se venger de ces bipèdes. Tuer pour ressentir le plaisir des crocs s'enfonçant dans la chair. Tuer. Il s'avança vers le paladin. Son énorme mâchoire se déforma, et tenta de le happer. Qu'importe la taille de la proie. Elle mourra.

Mais Thengal para l'assaut de la hampe de son marteau, et le combat reprit de plus belle...

Furieux, Thengal se lança à nouveau à l'assaut, leva son marteau et asséna un coup violent. Mais le loup fut plus rapide, et esquiva le coup, qui le frôla.

Akavir décida de reculer, se positionna, plaça ses doigts sur la corde, la ramena jusqu'à sa joue, visa et tira. La flèche fusa, se frayant un chemin entre les membres du groupe, pour aller se planter dans les cotes du loup. Le loup gronda, mais se maintint debout.

Elessar tendit à son tour l'arc jusqu'à ressentir les vibration du bois, visa, et tira. La flèche visait le loup resté à l'intérieur, mais celui ci, alerte, se retrancha à l'intérieur, de manière à ce que la flèche se perdit.

Bjarki quant à lui se jeta dans la bataille. Une rage sans pareille s'emparait de lui tandis qu'il se plaça devant le loup, en position de combat, prêt à affronter dignement son adversaire. Il tenta alors une attaque, mais le loup l'esquiva en se décalant difficilement sur le côté.

Azérhän, quand à lui, calculait. Que faire? Lancer un sort? Ou bien essayer de les aider? Son cerveau fonctionnait à toute allure. Avant de finalement choisir une option. Il s'approcha, décidé à faire goûter le métal de sa lame aux loups...

TUER. DECHIQUETER. MORDRE. ARRACHER. Le loup était absolument fou de rage. Il hurla, et se jetta sur Bjarki avec la force du désespoir. Le visage crispé du guerrier se rapprocha à toute vitesse, et le loup percuta Bjarki. Ce dernier, cependant, l'envoya rouler au sol du revers de son bras gauche, mais la bête enragée en rpofita pour lui zebrer le bras de trois marques écarlates, lui arrachant une grimace de douleur.

Alors, les deux autres loups sortirent lentement de la cabane. Le premier huma l'air, méfiant. Une odeur de sang. Et soudain, il vit la masse brillante en face de lui. Il s'avança, les crocs parfaitement visibles. Le deuxième était de mauvaise humeur; il avait été réveillé par tout ce vacarme. Voyant un groupe d'inconscients , il se dirigea vers eux...

Plus loin, un gobelin admirait les restes de leur fête. Le tout avait bien brûlé. Il était satisfait. Mais si ...
Tout à coup, des bruits attirèrent son attention. Des bruits de combats. Il se dirigea vers la source des bruits. Puis il la vit. Un groupe d'aventuriers. Un sourire s'étala sur ses lèvres. Il resserra sa prise sur sa morgenstern, et, doucement, s'avança vers le halfelin et l'elfe restés à l'arrière...

Le combat batait de son plein tandis que Bjarki, Thengal, et Azérhän joignaient leurs forces en attaquant le loup. Azérhän se préparait, resserrant la prise sur sa rapière. Thengal prit quant à lui son élan, s'avança et assèna un puissant coup au loup, lui enfonçant la cage thoracique, avant que Bjarki ne l'achève en enfonçant son épée jusqu'à la garde dans le loup. Azérhän fit une mimique étrange, hésitant entre le dégoût et la déception.

Akavir était resté attentif au combat; un sourire se dessinait tandis qu'il voyait le paladin frapper le loup. Et tout à coup, il se figea. un bruit venait d'attirer son attention. Un bruit de pas. Derrière lui. Il se retourna, et émit un grognement.
-Un gobelin, dit-il à voix basse. Le bruit l'a attiré.
Il tendit la corde de son arc. Le gobelin accélèra. Akavir tentait de rester calme. Mais il perdit son sang-froid, et tira un peu trop tôt; la flèche passa non loin du gobelin, mais sans le toucher.

A son tour Elessar tendit son arc d'un geste assuré. Il a déjà répété ce geste des centaines de fois. D'autant plus que les gobelins sont sa spécialité. Il était parfaitement calme; sa flèche s'envola au moment parfait. Et tel fut son tir. Précis. Parfait. Mortel.
Le gobelin s'envola brusquement, une flèche au milieu du front.


Dernière édition par Elessar Séregon le 30/06/08, 09:13 pm, édité 31 fois
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Elessar Séregon
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MessageSujet: Re: Première aventure   29/04/07, 04:02 pm

Alors Akavir et Elessar rejoignirent tranquillement leurs compagnons; ceux-ci se tennaient à l'entrée de l'annexe. Tandis qu'il les rejoignaient, Bjarki désigna silencieusement un coin de la pièce. Les deux arrivants regardèrent dans la direction indiquée. Un loup. Le dernier loup, celui que Bjarki avait terrorisé. Lentement, la compagnie s'avança et entoura la bête. Bjarki plongea son regard dans ses yeux, et y vit peur, haine et douleur. Bjarki leva son épée. Il resta ainsi pendant une courte seconde, puis abatit sa sentence. La tête du loup roula aux pieds d'Akavir. Celui-ci réprima un frisson, puis éloigna la tête d'un coup de pied.
Le groupe déplaça son regard sur la pièce, et constata que celle-ci était entièrement vide.
Akavir s'agenouilla, observant le sol.
-Il y avait des meubles ici, déclara-t-il. Ils ont été déplacés il y a peu.
-Ouais bon arrête de crâner et ramène-toi, fit Elessar. On a une autre porte à ouvrir.
-Oh ça va, répondit il. Vous n'êtes qu'une bande de brutes sans cervelles qui ne comprennent rien à mon art.
Bjarki s'approcha alors et posa un regard calme sur lui.
-Tu sais ce que ça fait un coup de poing d'une brute sans cervelle sur un p'tit gars de moins d'un mètre de haut?
Akavir resta silencieux,et, sans répondre, il se dépêcha de sortir de la remise pour aller à l'autre porte.
Il s'en approcha doucement, posa délicatement sa main sur la poignée, et tenta de l'ouvrir. Pendant une demi-seconde, la porte sembla bouger, puis s'immobilisa.
-Elle est barricadée de l'intérieur, grogna Akavir. Thengal, toi qui ne semble content que quand il s'agit de défoncer quelque chose, occupe-toi donc de cette porte.
-Oh ça va! fit l'interréssé. Faites le vous même si c'est ça!
-Mais quel gamin, souffla Bjarki. Bon, je m'en occupe.
Il prit un peu d'élan, puis lance un vigoureux coup d'épaule dans la porte. Celle-ci trembla, mais tient bon. Bjarki en revanche, émet un râle; il s'était amoché l'épaule par mégarde.
-Ah c'est malin, fit Thengal. Bon je m'en occupe.
-NON! fit-Bjarki. Elle est à moi!
Il se saisit de son épée et attaqua la porte par deux fois. La première fois, elle s'ébrècha; la deuxième fois, elle s'ouvrit avec puissance, envoyant valser la table qui la maintenait coincée...

Le sang de Bjarki se mit à bouillir. Il les voyait. Enfin. Les gobelins. Une dizaine de gobelins. Sans même réfléchir, il prit son arme et se jetta dans la salle, attaquant un gobelin coincé dans un coin de la pièce. Le gobelin éleva son arme dans le but de se défendre. Bjarki l'écarta de son épée comme s'il ne s'agissait que d'une brindille, fit brutalement revenir son épée et un flot de sang jaillit d'une large entaille pratiqué par son épée dans le ventre du gobelin, le faisant tomber à terre.

A son tour, Thengal s'avança, voulant aider Bjarki, mais un gobelin s'interposa. Thengal se stoppa et donna un coup de marteau dans la poitrine du gobelin. Celui-ci s'envola et finit aplati contre le mur.

Tout à coup un mouvement d'air fit se retourner Thengal. Pour se trouver nez à nez avec un gobelin faisant une étrange grimace. Lorsque tout à coup Thengal remarque la rapière qui sort par un oeil du gobelin. Ce dernier finit par s'effondrer, révélant un Akavir tout sourire.

-Comptes-tu vraiment rester là à me regarder? Demanda-t-il.

La boutade a l'effet d'une gifle sur Thengal. Celui-ci se ressaisit et se tourna de nouveau vers le combat... Pour se retrouver de nouveau nez-à-nez avec un gobelin. Mais à peine une demi-seconde plus tard, celui-ci s'envole, une flèche dans le cou, pour finir cloué au mur.

-Mais bon sang, s'écria Thengal, qu'est-ce que je fais moi si vous me les crevez tous avant que je puisse réagir???

-Désolé, répond Elessar en souriant, c'était trop tentant.

Thengal s'apprêtait à répondre, lorsque tout à coup, il sentit que quelque chose clochait. Il ne se sentait plus bien du tout. Et ce n'est pas le fait de regarder autour de lui qui l'aida; tout autour de lui, les couleurs et les formes se mouvaient étrangement. Puis finalement disparaissaient, laissant place au noir....

Avant qu'Elessar n'ait comprit quoi que ce soit, il vit s'effondrer Thengal, Akavir, et le reste des gobelins, à l'exception d'un seul, qui faisait courageusement face à Bjarki.

-Mais quesque c'est que ce bordel? s'exclama-t-il.

-Euh et bien c'est un peu à cause de moi, répondit Azérhän, hésitant entre fierté et honte. Je viens de lancer le sort couleurs dansantes... C'est censé provoquer un évanouissement massif...

-Mais bon sang pourquoi est-ce qu'Akavir et Thengal sont aussi à terre??

-Et bien je ne connaissait pas exactement les effets du sort... Je ne pensais pas que ça allait les toucher...

-Mais bon sang je rêve... Mais quel idiot!

-Oh ça va... Et si on en finissait avec ces gobelins?

Pour toute réponse, Elessar se tourna vers les gobelins, encocha une flèche et visa l'un des gobelins à terre...

Pendant ce temps, Bjarki constatait les effets du sort sans comprendre ce qui s'était passé. Quand tout à coup il réalisa qu'il n'était pas seul à être encore debout. Il se retourna, juste assez vite pour voir un gobelin lui bondir dessus. Mais il fut plus rapide. D'un mouvement rapide et précis, imprégné de grâce, il ramena son épée et l'enfonça dans le ventre du gobelin, puis la remonta violemment vers le haut et la ressortit un peu en dessous de la gorge du gobelin, faisant jaillir une gerbe de sang qui l'aspergea, et renvoyant le gobelin d'où il venait, raide mort. Le coup avait été parfait. Bjarki éclata d'un rire sanguinaire.
Une fois que sa joie sanguinaire se fut calmée, il s'approcha pour achever les derniers gobelins, aidé par Elessar pendant qu'Azérhän les observait avec un air dégoûté.

-Non, je refuse d'accomplir un acte aussi sanguinaire, affirma-t-il. C'est tout simplement inhumain.

-Comme tu veux, répondit Bjarki avec un haussement d'épaules.

Une fois que les gobelins furent tous bel et bien morts, les trois compagnons firent une pause, attendant le réveil de leurs compagnons. Pause pendant laquelle Azérhän expliqua pourquoi un peu moins de la moitié du groupe était en train de piquer un somme dans la cabane.
Peu de temps après, les deux victimes du sort revinrent à la vie dans un plus ou moins bon état. A vrai dire, Akavir et Thengal avaient hérité d'un très joli mal de crâne.
Une fois qu'Azérhän se fut fait vertement engueulé et se soit le plus bassement possible excusé, la compagnie entra de nouveau dans la pièce.
C'était une petite pièce. Celle-ci non-plus ne contenait aucun meuble, à l'exception de la table qui gisait fracassée en face de la porte.
Dans le coin gauche opposé à la porte d'entrée se trouvait une autre porte. Le plus silencieusement possible, la compagnie s'assembla autour. Tous s'observèrent, puis dans un hochement de tête silencieux, firent de la place à Thengal, qui éleva son marteau, puis frappa...

La compagnie pénétra vivement dans la pièce, prête à comprendre, armes levées... Avant de se rendre compte qu'il étaient les seules âmes vivantes dans la pièce. Il rabaissèrent leurs armes avec un soupir de soulagement. Et tout à coup une lueur s'alluma dans les yeux des compagnons; au fond de la pièce traînait un énorme coffre. A première vue, celui-ci semblait avoir été amené par les gobelins, sans quoi ceux-ci l'auraient déjà pillé. Les compagnons s'assemblèrent autour du coffre. Plus personne ne bougeait. Un silence religieux semblait s'être abattu sur le groupe. Jusqu'à ce que tout à coup, Thengal rompe le silence.

-Akavir. C'est le moment de nous instruire sur ton art.

-Ah enfin! Fit l'intérréssé. Enfin vous le reconnaissez en temps que tel!

-Je crois que oui, admit le paladin avec un sourire; d'autant plus que tu m'as sauvé la vie.

-C'est vrai. Bon allé, écartez-vous tous. Mais je vous préviens, ça va pas être facile, j'ai un putain de mal de crâne à cause de ce cher magicien.

-Oh ça va, fit Azérhän. C'était qu'un accident!

La compagnie eut un petit rire, qui céda vite la place à un nouveau silence. Akavir venait de s'agenouiller devant le coffre et avait sorti son passe-partout. Il vérifia avant que le coffre ne soit nullement piégé, mais celui-ci lui parut normal. Alors, avec d'infinies précautions et une grande passion pour son art, Akavir introduisit le passe-partout dans la serrure. Il commença à remuer la main. Quelque chose refusait de marcher. Il tenta de se concentrer, mais son mal de tête l'en empêchait. Il commença à perde patience, et dans un geste malheureux, remua plus fermement le passe-partout dans la serrure. Un craquement sourd se fit entendre.

-Et chié! Beugla Akavir en ressortant un fragment se son outil. Le passe-partout s'est brisé!

-Bon, fit Bjarki, et bien dans ce cas, retour à la bonne vieille méthode!

Cependant le paladin avait prit l'initiative sur le robuste guerrier; Thengal asséna donc un puissant coup de marteau sur le coffre. Le coffre vibra, puis émit un sifflement. Avant qu'ils n'aient eu le temps de réagir, un dard avait jailli vers Thengal. La compagnie eu un sursaut, puis se détendis. Le dard avait ricoché sur son armure.

-Mais quel idiot celui-là, fit Bjarki en levant les yeux au ciel.

-Je confirme, ajouta Elessar. La prochaine toi arrange toi pour crever, ça nous soulagera.

-Oh ça va, fit Thengal.

-Bon, je m'en occupe, fit Bjarki.

Il prit son épée et se mit à attaquer le coffre. Au deuxième coup, une brèche apparut dans le bois du coffre, révélant un contenu doré. Au troisième coup, le coffre s'ouvrit, et la compagnie poussa un sifflement. De l'or. Beaucoup d'or. Au sein d'un coffre.

-Voilà qui nous récompense largement, affirma Akavir avec un grand sourire.

-Euh, peut être, mais dites-moi mes amis, demanda Azérhän, qu'en est-il de la femme du bûcheron et de son fils?

La bonne humeur qui avait investi la compagnie retomba d'un coup. Chacun se plongea dans ses pensées, recherchant où les deux disparus pouvaient bien être.
Soudain, la voix d'Elessar brisa le silence.
-Regardez, dit-il, pointant du doigt quelque chose à l'extérieur par une fenêtre à laquelle le groupe n'avait pas accordé d'importance. Un énorme tas de cendres. On dirait que les gobelins viennent juste de faire un feu de joie.
-Oh la! fit Akavir. On dirait un bûcher. Vous croyez qu'ils les auraient brulés?
-J'en ai peur, répondit sinistrement Elessar.

La troupe ressortit en hâte, puis se plaça autour du tas de cendres. Un silence tomba. Rompu une nouvelle fois par Elessar.
-Bon, fit-il. Si on fouillait?
Akavir s'approcha, puis plongea ses courtes mains dans les cendres. Il fouilla un moment, puis en ressortit un objet blanc couvert de cendres et calciné. Un os. Lentement, il ressortit tout un squelette. Puis un deuxième. Ceux d'une femme et d'un enfant.
-Bon, fit Bjarki. Et bien voilà. Il ne nous reste plus qu'à annoncer la mauvaise nouvelle au bûcheron.

La compagnie rassembla rapidement son butin, puis repartit en direction de Furdraël...

Ce fut vers midi qu'ils arrivèrent. Le garde posté à l'entrée les salua sans conviction, puis ils se rendirent à la taverne. Le bûcheron était là, affalé sur une table. Les compagnons se regardèrent, puis il s'avancèrent et allèrent lui parler. Lorsque le bûcheron les vit, il reprit espoir. Puis il remarqua les visages du groupe, et enfin l'absence de sa femme et de son fils.

-Que s'est il passé? Demanda-t-il, craignant le pire.

Alors Thengal lui raconta tout. A la fin de son récit, le bûcheron pleurait à chaudes larmes.

-Nous sommes désolés, murmurèrent les membres de la compagnie. Nous sommes arrivés trop tard.

-Ne soyez pas désolés, répondit-il, ce n'est pas votre faute. J'aurais du rester, pas fuir... Mais tenez, voici votre paiment, je sais que vous avez fait de votre mieux...

Et ce faisant, il sortit un bracelet en or et la donna au groupe, déclarant entre deux sanglots que c'était un bien de sa famille. La compagnie le laissa, puis alla s'installer à une autre table. Rapidement la joie les reprit; mais ils gardèrent tout de même un oeil sur le bûcheron. Celui-ci but beaucoup. Puis tout à coup il se leva. Sa démarche était chancelante. Il était saoûl. Les compagnons se levèrent à leur tour, peu rassurés, puis le suivirent à distance. Le bûcheron poussa la porte avança,... et tomba.

Les membres de la compagnie hurlèrent et se précipitèrent, mais il était trop tard:

Le bûcheron gisait, le crâne fendu sur une marche. Mort...


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